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VITRUVE

Vitruve, Livre 1, chapitre 6 : Une fois l'enceinte terminée, on doit à l'intérieur s'occuper de l'emplacement des maisons, et de l'alignement des grandes rues et des petites, suivant l'aspect du ciel. Les dispositions seront bien faites, si l'on a eu soin d'empêcher que les vents n'enfilent les rues : s'ils sont froids, ils blessent ; s'ils sont chauds, ils corrompent ; s'ils sont humides, ils nuisent.

Qu'un lieu soit mis à l'abri des vents, non seulement les personnes qui se portent bien y conserveront une santé parfaite, mais encore celles qui, même dans d'autres endroits sains, ne trouvent pas dans les secours de la médecine de remède à des maladies qu'elles doivent à des causés étrangères aux vents, s'y guériront promptement, grâce à l'abri qu'elles y rencontreront.

Fondations d’hiver, fondations de fer ; qu’elles vivent le gel et c’est l’enfer !

 

Un peu avant 20 avant Jésus-Christ, Vitruve remit à Auguste les dix tomes de son livre : De Architectura. Cet ingénieur y définissait qu’une structure devait être forte (pérenne), utile et belle (firmitas, utilitas et venustas).

 

On attribue à Léonard de Vinci l’invention de sa représentation de l’homme tel que l’avait défini Vitruve : le corps inscrit tout à la fois dans un cercle et dans un carré.

Vitruve cite les meilleurs systèmes de construction de murs connus à l’époque. Il décrit l’usage de pierres dures assemblées à la chaux fait par les Grecs. Le meilleur procédé, le plus abouti de l’époque est bien entendu Romain : des pierres tendres habillées d’un mélange de chaux et de pierres ponces bien particulières (des pouzzolanes). Il fait enfin remarquer que les constructions élevées par les hommes les plus riches, bien que recouvertes de stucs et de sculptures l’avaient été à base de briques. A ce titre, il cite les édifices appartenant à Crésus et s’émerveille du palais d’Halicarnasse (une des sept Merveilles du Monde). Ainsi donc, à cette époque, plusieurs procédés étaient considérés comme très performants.

Leur résistance résidait dans des détails d’exécution. Ainsi les murs de briques devaient être surmontés d’une corniche pour éviter que les gouttes d’eau n’atteignent une face horizontale, quand bien même une tuile serait cassée.

Vitruve, Livre 6, chapitre 1 : Dans les pays septentrionaux, les maisons doivent être voûtées, parfaitement closes, avec de petites ouvertures, et tournées vers les parties où règne la chaleur. Au contraire, dans les régions méridionales qui sont exposées à l'action brûlante du soleil, elles doivent avoir de vastes ouvertures, et être tournées vers le septentrion et l'aquilon. Ainsi ce que la nature présente d'incommode, pourra être corrigé par l'art; et dans tous les pays, il faudra choisir une exposition accommodée à l'exposition du ciel, eu égard à l'élévation du pôle

Vitruve, Livre 6, chapitre 4 : Vers quelle partie du ciel doit être tournée chaque espèce d'édifices, pour qu'ils soient commodes et sains.

1. Je vais maintenant expliquer vers quelles parties du ciel doivent être tournés les divers genres d'édifices, suivant l'usage auquel ils sont destinés. Les salles à manger d'hiver et les bains auront vue sur le couchant d'hiver, parce qu'on a besoin de la lumière du soir, et encore parce que le soleil couchant, en envoyant en face sa lumière, répand vers le soir une douce chaleur dans les appartements. Les chambres à coucher et les bibliothèques seront tournées vers l'orient; leur usage demande la lumière du matin; et de plus les livres ne pourrissent point dans ces bibliothèques, tandis que dans celles qui sont exposées au midi et au couchant, les teignes et l'humidité gâtent les livres, parce que les vents humides font naître et nourrissent ces insectes, et altèrent les livres en les faisant moisir.

2. Les salles à manger dont on se sert au printemps et pendant l'automne, doivent être tournées vers l'orient: car, à l'aide d'un rideau placé devant les fenêtres, on éloigne les rayons du soleil, dont la marche rapide vers l'occident y laisse bientôt une douce température pour le temps où l'on a particulièrement besoin de s'en servir. Les salles d'été regarderont le septentrion, parce que cette exposition ne ressemble point aux autres que les chaleurs du solstice rendent insupportables; opposée au cours du soleil, toujours fraîche, elle offre à la fois salubrité et agrément. Cette exposition ne convient pas moins pour les galeries de tableaux, et les ateliers de broderie et de peinture, parce que le jour, qui y est toujours égal, ne fait rien perdre aux couleurs de leur éclat.

Joints pour ductes transportant l’eau : un appareil de chaux vive délayé avec de l’huile. Les tuyaux de terre cuite la rendent meilleure à boire que ceux de plomb : c’est ce que confirme l’expérience de tous les jours.

Le mortier utilisé pour construire les citernes (cinq parties de sable pour deux de chaux) est battu avec des leviers ferrés !

Vitruve, Livre 10, introduction :  dans une grande et célèbre ville de la Grèce, à Éphèse, il existe, dit-on, une vieille loi à laquelle on a attaché une sanction sévère, mais juste. Tout architecte qui se charge d'un ouvrage public, est tenu de déclarer quels doivent en être les frais, et une fois l'estimation faite, ses biens passent comme garantie dans les mains du magistrat, jusqu'à l'accomplissement des travaux. Si les dépenses répondent au devis, on lui accorde des récompenses et des honneurs; si elles ne dépassent l'estimation que du quart, on a recours aux deniers publics, sans qu'il soit contraint de subir aucune peine; mais si elles montent au delà du quart, on prend l'excédant sur ses biens.

 

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