#

RENDEMENT THERMIQUE

Localisation optimale des maisons en bois

La conception des maisons en bois a beaucoup évolué. De nouveaux produits d’étanchéité apparaissent chaque mois sur le marché. Aucun silicone n’a une durée de vie suffisante pour réaliser une liaison durablement étanche à l’air, on a mis au point des colles plus efficaces.  On a inventé de nouvelles découpes, des panneaux de fibres à haute densité, … . On devrait, maintenant, pouvoir édifier à peu près n’importe quelle forme de construction.

Ces maisons sont à la mode. On en parle dans les media. Il ne faut pas oublier qu’elles ne sont pas adaptées à tous les climats. Ce sont en tous cas Les constructions idéales pour les régions à hiver frais et été doux qui connaissent de faibles amplitudes journalières (moins de dix degrés C) : elles s’implantent beaucoup en Bretagne et en Normandie (Hollande, Allemagne du Nord, …), non sans raison.

Elles peuvent bien être étanches. En Provence, elles auront tendance à conserver la chaleur d’été à l’intérieur de leur structure étanche.

 

Efficacité thermique : les petits ruisseaux font les grandes rivières

Si vous souhaitez simplement améliorer l’efficacité énergétique de votre logement, il y a quelques solutions simples. Elles tiennent du bricolage. Il faut commencer par se rappeler que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Dans ce domaine plus que dans beaucoup : « le diable se cache dans les détails ». Chaque dixième de degré gagné va s’ajouter aux précédents. Voici quelques exemples. Ils sont classés par difficulté de mise en œuvre.

 
Lire la suite.

En Provence, l’ombre se révèle particulièrement importante en été. Plantez un arbuste caduc devant une façade Sud ou Ouest. Achetez le déjà grand. Il protègera votre mur pendant la canicule mais laissera passer les rayons d’hiver.
Si votre toit apporte de l’ombre à la façade Sud, il se peut que celle-ci ne le couvre pas jusqu’au sol. Un banc contre le mur fait économiser un bon mètre carré d’irradiation au mur. Des pots de plantes ou de rosiers, que vous déplacerez en hiver, auront le même effet.
Le micocoulier, et le figuier apportent une ombre très fraîche. Leurs racines ont le défaut d’apprécier les canalisations d’eau. Si les platanes n’avaient pas été contaminés, vous les auriez choisis. Le catalpa fait, très vite, une ombre importante. Malheureusement, il aime les terrains gras et se fait coucher par les vents violents. Pour freiner le mistral, nos agriculteurs ont toujours préféré les cyprès et les peupliers. Ne placez jamais de lierre sur un mur. Il saura l’abîmer. Par contre, la vigne vierge couvrait la majorité des façades de Provence. Choisissez une espèce à long pédoncule sur les faces abritées du vent : elles apportent plus de fraicheur puisque l’air circule derrière les feuilles.
Les claustras d’extérieur protègeront vos fenêtres et même vos murs Sud. Choisissez-les à lames larges et blanches. Calez celles-ci sur 32°. En été, ils apporteront leur ombre sans chauffer.
En hiver, les rayons qui seraient reflétés par le sol seront concentrés sur votre mur. Profitez de l’effet d’albédo : l’espace qui se trouve au Sud et à l’Ouest de votre maison reflète la lumière vers la maison. L’angle incident ne sera pas le même pendant la saison. Il faut donc veiller à ce que le sol, à proximité immédiate des murs, réfléchisse peu la lumière. Herbe ou massifs de feuillus sont les plus efficaces. Au-delà, privilégiez les surfaces qui réverbèreront les rayons d’hiver sur le bâti : dallages clairs ou graviers.
Un auvent représente une étape plus ambitieuse. S’il est appuyé à la façade, vous risquez d’accumuler de l’air chaud contre le mur, ce qui est une mauvaise idée en été. Lors de la construction du temple de Jérusalem, la Torah précisait que ses bastaings ne doivent pas toucher la structure. En conséquence, idéalement, l’auvent sera autoportant. Le haut de son toit se glissant quelques centimètres en-dessous de celui de la maison. Du point de vue de l’été, il devrait être suffisamment haut pour que son ombre lèche le bas du mur de juin à août. Les plus efficaces sont montés sur un plancher peint en blanc, à la chaux.
Si vous vouliez mettre une treille sur un châssis métallique, n’oubliez pas d’isoler le métal du mur. Au pire, vissez-le sur un morceau de bois qui, lui, sera fixé au mur. Vous pouvez aussi glisser un morceau de liège (bouchon) entre le métal et le mur au moment de le visser sur ses chevilles.
La plupart des maisons ne sont pas accolées à leur limite Nord. Vous pouvez déjà peindre la face Sud de cette séparation de blanc. Ça apportera un peu de luminosité aux plantes qui poussent à l’ombre de la maison. Elles pousseront plus dense côté Nord, ce qui freinera un peu plus le mistral.
Certains ont là un mur mitoyen sur lequel ils ont aussi fixé des miroirs. Le fin du fin consiste à isoler d’un enduit lissé la face Nord de ce mur, de l’isoler côté Sud avec de la laine de verre couverte d’un autre mur en parpaings. Pour construire ce dernier, vous monterez les agglo à l’envers et les emplirez de sable (zone sèche) ou de gravier fin. Il reste à relier cet avant-mur de clôture à celui de votre demeure ou de votre garage. Dans certains cas de figure, cela peut être très harmonieux. Vous apporterez l’inertie et la masse thermique de ce capteur jusqu’au bâti. Il ne reste plus qu’à couvrir de vigne vierge cet avant-mur. Ainsi, vous chaufferez ce « garage » en hiver mais le rafraîchirez en été.

 

Naviguer

Catégories

Suivez-nous

Tous droits réservés RENOUVEAU THERMIQUE © 2011 - Mentions légales - Réalisation : Agence Anonymes - Développement & hébergement de site : Intrasite Développement