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PERCEPTION SUBJECTIVE DE LA TEMPéRATURE DE CONFORT

Le besoin fondamental de l’habitat, pour les mammifères qui s’en choisissent un, est de se protéger des agressions thermiques et physiques.

Se sentir bien fait référence à une perception plus ou moins subjective, donc au plaisir. Les cinq sens y participent. Pour l’homme, la part psychologique renvoie...

 
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au souhait de vivre heureux. À son habitat, il rattache donc la notion d’art de vivre.
Par essence, l’animal tente de consacrer ses forces aux tâches qui lui sont indispensables. Son corps essayera toujours de rester dans sa zone de confort. Celle où le climat lui cause une fatigue minimale. Lorsqu’il fait chaud, le corps transpire, l’évaporation subséquente rafraîchit la peau. Lorsqu’il fait froid, le mammifère dispose de deux stratégies physiologiques complémentaires. D’abord, les petites artères de nos extrémités se contractent. Ensuite, le corps va activer des contractions musculaires pour générer de la chaleur (en consommant du glucose) : chair de poule et frissons.
Ces réactions physiologiques réflexes permettent de réguler des écarts de quelques degrés. Elles n’expliquent pas que l’espèce humaine ait été capable de s’implanter dans l’intégralité du globe, des pôles à l’équateur.
Durant les derniers millénaires, l’homme a su inventer des vêtements particulièrement adaptés aux climats dans lesquels il sévit. Pour le reste, face aux rigueurs du climat local, l’homme, comme tous les mammifères, a appris à adapter son habitat, créant dans celui-ci un microclimat adapté à ses besoins physiologiques propres, ainsi qu’à sa tendance grégaire.
En dehors de l’humain, les mammifères qui construisent leur habitat optent en général pour la solution du terrier commun. Les grands mammifères préférant creuser leur terrier à flan de pente. Il s’avère que, espèce par espèce, plus le climat s’avère extrême plus ces terriers sont profonds.
À 7 mètres sous terre, la température reste à peu près constante toute l’année. À 2,50 mètres de profondeur (cas de terriers de renard des Alpes), l’amplitude de variation thermique est déjà réduite de moitié par rapport à la surface. Le rassemblement de plusieurs individus dormant côte à côte permet la mise en commun de leur chaleur corporelle, donc le chauffage d’hiver.
La température corporelle interne, de l’homo sapiens, est de l’ordre de 37,2°C. Notre perception du froid ou du chaud se base sur la température superficielle de notre peau laquelle varie entre 30 et 33°C. Température qui correspond à celle des zones tropicales de la planète.
Ce qui ne suffit pas à définir la température ambiante idéale pour l’homme. D’une part, nous vivons sous des climats variés. D’autre part, certains prétendent avoir toujours chaud et d’autres qui se disent frileux.
Le facteur culturel influe, lui aussi. Statistiquement, un Anglais d’aujourd’hui considèrera que la température de son ‘sweet home’ est agréable en hiver à partir de 15°C tandis qu’un Américain aura besoin de 20°C pour ressentir le même confort. Pour ce qui concerne l’été, l’Anglais trouvera qu’une température ambiante de 21°C est encore tolérable alors que l’américain ira jusqu’à 25°C.
Ces différences entre les aspirations au confort d’un Anglais et d’un Américain ne sont pas négligeables. Si tous deux vivaient dans des maisons identiques, dans un climat identique, le coût nécessaire pour financer le souhait de 5°C de température en plus serait conséquent. Pour une maison plutôt mal isolée, il faudrait compter une hausse de consommation d’énergie de 7% pour chaque degré supplémentaire, soit un surcoût de 40% pour notre ami américain. Si la maison était bien isolée, il lui en coûterait 50% de plus (en partant d’un coût de chauffage très inférieur, il s’entend).
Dans l’hypothèse de la maison mal isolée, que nous venons d’envisager, il y a fort à parier que certains murs ou certaines fenêtres ne soient pas exactement à la température ambiante de la maison, en hiver. Théoriquement, nous percevrons la même sensation de chaleur si les murs sont chauffés à 17°C et que l’air ambiant a été chauffé à 21°C que si murs et air ambiant se trouvent tous deux à 19°C. En réalité, ces murs à 17°C vont être perçus comme des parois fraîches, ce qui est inconfortable. Les habitants de la maison auront naturellement tendance à s’en éloigner et à essayer de se tenir vers le centre de la maison.
Nous aspirons à nous sentir bien chez nous. Cela passe par la décoration de notre intérieur. Il est amusant de constater que si nous ressentons une maison comme chaleureuse, nous y acceptons une température intérieure inférieure de 1,4°C à ce que nous tolérons dans un bureau à la décoration « froide » voire aseptisée.
Dans nos critères de confort, le plus important est celui de l’homogénéité des températures. Un écart de température de 4°C ou plus, entre l’air ambiant et une paroi, est considéré comme très désagréable.
Enfin, l’humidité ambiante participe largement à notre sensation de confort. Pour avoir une impression d’ambiance agréable, notre corps a besoin d’une humidité qui soit supérieure à 30% et inférieure à 75%. Nous supportons mieux l’humidité en été qu’en hiver, même dans une salle de bains.
Instruits de ces critères, nos architectes ont conçu des maisons ou des appartements réunissant tous les éléments pour que nous nous sentions bien chez nous.

 

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