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HABITAT MARSEILLAIS DU NĂ©OLITHIQUE

Du fait d’un brusque et violent réchauffement climatique, les groupes de chasseurs ont dû se sédentariser. C’est le néolithique.

Le premier mode d’adaptation du bâti au climat consista à creuser le sol sur 1,40 mètres. Cette stratégie se développa tout autour de la Méditerranée. Elle représentait un effort colossal à une époque où les instruments se limitaient à des épieux durcis (pioches) et des omoplates d’ours (pelles). Ils creusèrent en dissociant la pierre de la glaise : au feu. L’un des habitats les mieux adaptés au climat a été trouvé près de Marseille.

Creuser jusqu’à 1,40 m leur permettait de profiter de l’inertie de la masse terrestre. Ils remplirent ce trou de quatre couches successives d’épaisseurs à peu près égales : une couche de cailloux, une de roseaux, une de charbon de bois et, enfin, une de terre battue. Ils plantèrent des pieux autours et les attachèrent à leur sommet. Puis ils tassèrent la terre en la frappant. Ils couvrirent les pieux, de roseaux ou de tiges de graminées et de quelques branches d’arbustes odoriférants. En général, il s’agissait de romarin ou de lavande. Puis, ils couvrirent le tout de terre battue mêlée avec de la paille, en grande quantité : on a mesuré jusqu’à un mètre d’épaisseur de mur. Le haut du toit restait entrouvert, entre les pieux noués, la partie qui en dépassait portait une grande pierre plate.

Au sol, les cailloux et les pierres servaient de radier sommaire. Les roseaux évitaient que les couches ne se mélangent et isolaient thermiquement. Le charbon captait l’humidité du sol et la restituait doucement à la maison s’il faisait sec à l’intérieur, tout en rafraîchissant la demeure. La couche de terre battue servait de diffuseur et de masse thermique. Sur les murs, les branches odoriférantes repoussaient de nombreux insectes.

Les orages provençaux sont violents. Ils auraient pu décaper les murs (qui étaient aussi les toits). Les huttes étaient donc couvertes de mottes d’herbe sur terre argileuse. Elles revêtaient le mur à l’envers : racines à l’air. La forte épaisseur des murs permettait de déphaser les températures. La chaleur apportée par les rayons soleils mettait une dizaine d’heures pour en traverser l’épaisseur : elle chauffait l’intérieur de la hutte en pleine nuit.

Au néolithique, dans la région marseillaise, on construisait des huttes qui étaient rafraîchies par le sol les jours de canicule et chauffées par les murs les nuits d’hiver.

Sur ce bord de mer, l’amplitude thermique varie autour de 7°C.

Les ruines d’une maison de Grasse nous montrent, à la fin de l’Âge du Fer, un toit en terre battue trois fois plus épais du côté Sud que du côté Nord.

Les écrits latins décrivent les maisons des champs de la Province de Gaule : La Provence. Ils mentionnent des tonnelles et des claies couvertes de vigne, appuyées au Sud des maisons du peuple. Les roseaux étaient aussi utilisés pour ombrager la table du repas.

 

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