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APPORT DE CHALEUR : MUR CAPTEUR

Capte l’irradiation solaire et la transmet par conduction.

 

La face Sud du mur capteur sera à l’ombre en été («frigories») et au soleil en hiver («calories»). Pour assurer cette fonction, les végétaux sont plus efficaces que les ombrages structurels car mieux adaptés aux éventuelles variations du climat. Les troncs des arbres caducs peuvent apporter une ombre relativement importante si leurs branches sont épaisses : la vigne vierge est toute indiquée.

L’efficacité du mur capteur est maximale lorsqu’il est orienté à Sud+10° (Zones humides) ou Sud+5° (zones sèches).

 

Le principe du mur capteur utilise le principe du pont thermique. Il n’est thermiquement positif que dans les régions à forte irradiation d’hiver («cieux clairs») ou bien celles où les hivers sont doux. Faute de quoi, le refroidissement du mur par l’air, en hiver, pourrait apporter plus de fraîcheur que de chaleur.

Le principe du mur capteur est purement structurel : il fonctionne sans apport d’énergie fossile, sans pièce mécanique, sans entretien, … aussi longtemps que le bâti reste debout.

Le mur capteur sera idéalement prolongé dans le bâtiment par un mur lourd («masse thermique»).

Le déphasage (le temps que la chaleur du bout du mur met à arriver jusqu’à l’intérieur du bâtiment) peut être corrigé en incorporant du «fer à béton» dans sa construction, ce qui aura tendance à éviter toute déformation. Si les barres d’acier aboutissent dans une fondation enterrée, il y aura diffusion d’énergie par celle-ci (d’autant plus que les diamètres des «fers à béton» seront importants).

 

On peut améliorer l’efficacité de captage d’un tel mur en utilisant l’effet de serre : on utilisera un double vitrage à faible émissivité et on n’oubliera pas de prévoir un drain pour évacuer l’éventuelle humidité de la lame d’air située entre le vitrage et le mur. Ce vitrage a l’avantage accessoire de protéger le mur de l’air froid d’hiver.

Le béton transmet bien les calories, c’est l’un de ses défauts. Pour un mur capteur, c’est un avantage (il a une forte capacité à emmagasiner rapidement les calories du milieu ambiant). L’adobe, le mortier ou la pierre sont aussi des matériaux à forte effusivité.

La face Nord du mur capteur sera isolée. Puisque l’on se trouve en extérieur, des isolants à COV seront peu nocifs pour les habitants. Les polystyrènes (expansés ou extrudés), par exemple, offrent un rapport efficacité/coût particulièrement efficace et ils supportent parfaitement les variations d’humidité sans changer de volume.

 

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